22/2/2026
Taux de clics en SEA vs SEO : analyser le CTR et arbitrer avec méthode
Si vous cherchez à comparer les taux de clics entre le SEA et le SEO sans tomber dans des moyennes trompeuses, cet article vous propose une lecture orientée méthode, données et biais. Pour le cadre global (définitions, avantages, logique d’investissement), appuyez-vous sur le guide SEO vs SEA ; ici, on zoome sur le CTR (taux de clic) et sur la façon de l’interpréter en 2026, y compris avec l’effet des AI Overviews et du « zero-click ».
Pourquoi cet article complète le guide « SEO vs SEA » sans reprendre les fondamentaux
Comparer le CTR en organique et en payant devient plus délicat qu’avant, car la SERP ne se résume plus à « 10 liens bleus ». Entre les éléments enrichis, la vidéo (50 % des SERP contiennent un élément visuel ou vidéo selon La Réclame, 2026) et les réponses générées par l’IA, la visibilité se partage différemment, parfois sans clic. Le but ici n’est donc pas de réexpliquer les bases, mais de fournir :
- une définition opérationnelle du CTR (et de ses périmètres) pour éviter les erreurs d’interprétation ;
- des repères chiffrés fiables (SEO et SEA) en précisant leurs limites ;
- une méthode reproductible pour comparer le CTR sans biais (marque, intention, device, cannibalisation) ;
- un angle GEO : quoi mesurer quand la visibilité n’entraîne plus mécaniquement des clics.
Définition opérationnelle du taux de clic (CTR) : formule, périmètre et erreurs d’analyse
Le CTR se calcule classiquement ainsi : CTR = clics ÷ impressions × 100. En pratique, la difficulté vient rarement de la formule, mais de trois points de périmètre :
- Ce que vous appelez « impression » : en SEO, Search Console comptabilise une impression selon l’affichage dans la SERP (avec des règles spécifiques). En SEA, l’impression dépend des enchères, du Quality Score, de la concurrence et des restrictions de diffusion.
- Le « mix SERP » : une même position organique peut générer des CTR très différents si un AI Overview, un carrousel vidéo ou des sitelinks occupent l’écran.
- La nature du clic : un CTR en hausse n’est pas automatiquement un gain business. Un message trop « accrocheur » peut attirer des clics non qualifiés (et dégrader engagement, conversion, pipeline).
Autre erreur fréquente : comparer des CTR non segmentés (toutes requêtes, tous appareils, marque + hors marque) puis conclure sur « le meilleur canal ». Or, deux ensembles d’impressions ne racontent pas la même histoire, même si le CTR est « le même ».
Ce qui influence réellement le CTR en SEO et en SEA dans la SERP
Position, intention et concurrence : les 3 variables qui expliquent la majorité des écarts
Trois facteurs dominent presque toujours l’explication des variations de CTR :
- La position : en SEO, Backlinko (2026) observe un CTR moyen de 27,6 % en position 1, 15,8 % en position 2 et 11,0 % en position 3 (puis 3 à 5 % sur les positions 6 à 10). SEO.com (2026) indique 34 % pour la position 1 sur desktop. Ces écarts rappellent qu’un « bon CTR » dépend d’abord de l’emplacement réel.
- L’intention : sur des requêtes transactionnelles (devis, prix, démo), le payant capte souvent une part importante d’attention car l’utilisateur veut agir vite. Sur des requêtes informationnelles, l’organique (et certains formats enrichis) capte davantage… jusqu’à ce que la SERP réponde directement.
- La concurrence : en SEA, 63 % des secteurs sont jugés « saturés » (Odiens, 2025). Plus il y a d’annonceurs actifs (La Réclame, 2026 indique +23 % d’annonceurs actifs sur Google Ads), plus la part de clic disponible par annonce diminue, toutes choses égales par ailleurs.
Impact des éléments de page de résultats : annonces, AI Overviews, extraits enrichis et « zero-click »
En 2025, 60 % des recherches n’aboutissent à aucun clic (Semrush, 2025), ce qui met mécaniquement sous pression les CTR, en SEO comme en SEA. Côté IA dans la SERP :
- Squid Impact (2025) indique que plus de 50 % des recherches Google affichent désormais un AI Overview.
- Sur les requêtes qui déclenchent ces aperçus, Semrush (2025) observe que 95 % ne contiennent aucune publicité : le SEA ne peut donc pas capter une partie de ces impressions.
- Squid Impact (2025) donne un repère marquant : 2,6 % de CTR en position 1 lorsqu’un AI Overview est présent.
Conséquence : une baisse de CTR n’implique pas forcément une baisse de « performance marketing ». Elle peut refléter un déplacement de la valeur : plus de visibilité hors clic, ou des clics moins nombreux mais plus qualifiés (Semrush, 2025 note un engagement x4,4 pour le trafic issu des IA, et un gain moyen de +1,08 % de CTR lorsqu’un contenu est cité comme source dans un aperçu IA).
Marque vs hors marque : pourquoi les résultats ne sont pas comparables sans segmentation
Le segment « marque » fausse souvent la comparaison. Si votre site est déjà premier en organique sur votre nom, acheter des annonces peut créer de la cannibalisation (payer des clics que vous auriez eus gratuitement), surtout s’il n’y a pas de concurrence sur la marque. À l’inverse, si des concurrents enchérissent sur votre nom, une stratégie de défense peut préserver votre part de clics et vos conversions. La comparaison de CTR « SEA vs SEO » n’a donc de sens qu’en isolant au minimum :
- marque vs hors marque ;
- requêtes informationnelles vs transactionnelles ;
- pages de destination (landing pages) réellement comparables.
Mobile vs desktop : effets d’écran, de défilement et de mise en page sur le clic
Les CTR varient fortement selon l’appareil, car la « surface visible » change. Le mobile représente 60 % du trafic web mondial (Webnyxt, 2026) et 58 % des recherches Google se feraient sur smartphone (SEO.com, 2026). Sur petit écran, les éléments enrichis (AI Overview, vidéo, pack local) repoussent souvent les résultats organiques et les annonces plus bas, ce qui peut réduire le CTR de certaines positions… sans que la pertinence du contenu ou de l’annonce ait changé.
Benchmarks et données chiffrées : où trouver des repères fiables pour comparer
Lire des « moyennes » sans se tromper : secteur, type de requête et maturité du compte
Un benchmark est utile pour détecter un signal (sous-performance, opportunité), pas pour porter un jugement définitif. Deux exemples concrets :
- En SEA, WordStream (2025) annonce un CTR moyen de 3,17 % sur Google Ads Search (tous secteurs). C’est un repère global, mais il masque des écarts massifs selon l’intention, la marque, la qualité de l’annonce, et le secteur.
- En SEO, Backlinko (2026) et SEO.com (2026) donnent des CTR par position (27,6 % en position 1 en moyenne, ou 34 % en position 1 desktop selon les méthodologies). Ces chiffres ne s’appliquent pas uniformément lorsque la SERP est « chargée » (AI Overview, carrousels, etc.).
Avant toute comparaison, posez la question suivante : « Ma SERP ressemble-t-elle à celles de l’étude ? » Si non, utilisez la moyenne comme simple point de départ.
Repères SEO : exploiter des statistiques de CTR organique sans surinterpréter
Pour le SEO, des repères robustes existent surtout par position. Backlinko (2026) propose une distribution moyenne (position 1 à 10), et SEO.com (2026) indique aussi que le top 3 capte 75 % des clics. En revanche, ces repères doivent être re-lus à la lumière du « zero-click » (Semrush, 2025 : 60 % des recherches sans clic) et des AI Overviews (Squid Impact, 2025 : >50 % des recherches avec aperçu IA).
Quand s’appuyer sur des statistiques SEO et comment les relier à vos données Search Console
Appuyez-vous sur des statistiques SEO quand vous voulez :
- détecter une anomalie (CTR faible à position comparable) ;
- prioriser des optimisations de snippets (title/meta) sur des requêtes à fort volume d’impressions ;
- comprendre l’ampleur d’un gain potentiel en passant d’une position à une autre.
Puis reliez systématiquement ces repères à Search Console en segmentant par : requête, page, pays, appareil, et « apparence dans les résultats » lorsque disponible. Pour des repères plus larges, vous pouvez aussi consulter les statistiques SEO (à utiliser comme référence, pas comme objectif universel).
Repères SEA : comprendre les benchmarks publicitaires et leurs limites
En SEA, les benchmarks sont utiles pour un diagnostic initial, mais très sensibles au contexte de diffusion. Quelques repères issus de WordStream (2025) :
- CTR moyen Search : 3,17 %
- CTR moyen Display : 0,46 %
- CPC moyen Search : 2,69 $
- Taux de conversion moyen Search : 3,75 % (2,41 % en B2B)
Pour compléter, Odiens (2025) estime une fraude aux clics à 11,7 % en SEA, ce qui invite à analyser un CTR avec prudence si les signaux post-clic (engagement, conversions) ne suivent pas.
Quand s’appuyer sur des statistiques SEA et comment les recouper avec vos campagnes
Utilisez des statistiques SEA quand vous souhaitez :
- évaluer rapidement si un compte est « dans la zone » (avant d’analyser finement par intention et par audience) ;
- détecter un problème structurel (annonces peu pertinentes, ciblage trop large, extensions absentes) ;
- mettre en place un plan de test (messages, extensions, landing pages).
Ensuite, recoupez avec vos campagnes en isolant marque/hors marque, type de correspondance, requêtes réellement déclenchées, et pages d’atterrissage. Pour des repères macro à jour, consultez aussi les statistiques SEA.
Comparer le CTR entre SEO et SEA : une méthode d’analyse propre (et reproductible)
Étape 1 : définir un périmètre comparable (requêtes, pages, pays, appareils, périodes)
Un comparatif propre commence par un périmètre strict. Exemple de cadrage minimal :
- Requêtes : même intention (ex. transactionnelle), même sémantique, exclure le bruit.
- Pages : même promesse et même offre (éviter de comparer une page guide SEO à une landing SEA « démo »).
- Pays et langue : la mise en page SERP et la concurrence varient.
- Appareils : séparer mobile/desktop.
- Période : mêmes semaines (la saisonnalité peut écraser tout le reste).
Étape 2 : isoler les biais (cannibalisation, variations de SERP, saisonnalité, effets de marque)
Quatre biais reviennent en boucle :
- Cannibalisation : SEA sur une requête où l’organique est déjà dominant (souvent sur la marque).
- Variations de SERP : apparition d’un AI Overview ou d’un bloc vidéo qui réduit la part cliquable.
- Saisonnalité : le CPC peut varier fortement lors de pics (Odiens, 2025 indique +24 % de CPC en pics saisonniers), ce qui influence la diffusion et donc les impressions/clics.
- Effet de marque : un nom connu obtient souvent un CTR supérieur à position égale (SEO et SEA).
Étape 3 : raisonner en incrémentalité plutôt qu’en « parts de clics » théoriques
La bonne question n’est pas « quel canal a le meilleur CTR ? », mais « quels clics et quelles conversions le SEA apporte en plus de l’organique (ou l’inverse) ? ». Cette logique d’incrémentalité évite de surpayer des clics « qui seraient arrivés quand même ». Elle devient critique sur les requêtes de marque, et sur les requêtes où l’organique est déjà en top 1–3.
Étape 4 : relier le taux de clic à la valeur business (conversion, CPL, ROAS, pipeline B2B)
Le CTR est une métrique d’attention, pas une métrique de résultat. En SEA, un CTR élevé peut être un mauvais signal si le message attire des clics non qualifiés (et si le CPC monte). En SEO, un CTR faible peut rester acceptable si la page convertit fortement et si elle contribue au parcours (DemandGen, 2026 : 40 % des consommateurs consultent 3 à 5 contenus avant d’acheter).
En B2B, reliez systématiquement CTR → engagement → conversion → qualité du lead → closing. WordStream (2025) donne un repère de conversion Search B2B autour de 2,41 %. HubSpot (2025) indique un taux de closing de 14,6 % pour les leads issus du SEO, et un coût par lead SEO inférieur de 61 % au lead outbound.
Optimiser le CTR SEO sans dégrader la qualité : priorités et bonnes pratiques
Réécrire titles et meta descriptions : aligner intention, promesse et preuve
Le CTR SEO se gagne souvent « à snippet égal » par un meilleur alignement avec l’intention. Deux repères utiles :
- Onesty (2026) observe un CTR moyen +14,1 % quand le title est formulé comme une question (à utiliser si cela correspond à l’intention).
- MyLittleBigWeb (2026) attribue +43 % de CTR à une meta description optimisée (à condition qu’elle reste fidèle au contenu, sinon vous payez en rebond).
La règle pratique : promettre ce que la page délivre, ajouter une preuve (chiffre, année, source, méthode) et clarifier le bénéficiaire (pour qui, dans quel cas).
Améliorer l’apparence dans les résultats : données structurées et formats éligibles
Le CTR dépend de la « surface cliquable » et de la lisibilité. Les données structurées peuvent aider à déclencher certains affichages (selon éligibilité). De plus, SEO.com (2026) indique un CTR de 6 % sur les featured snippets, ce qui peut être intéressant sur des requêtes informationnelles, surtout si la concurrence est forte et que le snippet rend votre résultat plus visible.
Gérer la cannibalisation : une requête, une page prioritaire, un message clair
En SEO, la cannibalisation interne (plusieurs pages qui se disputent la même requête) peut réduire le CTR global : Google alterne les URLs, le snippet varie, et l’utilisateur hésite. La réponse est rarement « produire plus », mais plutôt : clarifier la page prioritaire, consolider le maillage, et différencier les intentions.
Cas fréquents à diagnostiquer : fortes impressions, CTR faible, position stable
Ce pattern indique souvent :
- un changement de SERP (AI Overview, vidéo, pack local) qui capte l’attention ;
- un snippet moins compétitif (title trop générique, absence de preuve, promesse floue) ;
- un mismatch d’intention (vous rankez, mais pas sur la bonne attente) ;
- un effet device (forte part mobile, résultat repoussé sous la ligne de flottaison).
Optimiser le CTR en SEA : gains rapides et leviers sous contrôle
Structure de compte et qualité d’annonce : cohérence requête–annonce–landing page
Le CTR SEA reste l’un des leviers les plus « pilotables » : enchères, requêtes, audiences, textes, extensions. Mais un CTR « artificiel » (trop large, trop prometteur) coûte cher. Dans un contexte d’inflation des CPC (La Réclame, 2026), l’objectif est plutôt un CTR qualifié, cohérent avec la landing page et l’étape du funnel.
Extensions et messages : augmenter la surface utile sans diluer l’intention
Les extensions peuvent améliorer la performance si elles renforcent la pertinence. Deux repères :
- Start’Her (2026) indique que 41 % des utilisateurs interagissent avec les extensions d’annonce.
- Odiens (2025) mesure +21 % de CTR moyen avec des extensions d’appel.
À surveiller : l’ajout d’extensions doit rester aligné avec l’intention (sinon vous augmentez le CTR mais dégradez le taux de conversion).
Tests et apprentissages : quoi mesurer pour éviter les faux positifs
En SEA, un test « gagnant » en CTR peut être perdant en business. Mesurez au minimum : CTR, CPC, taux de conversion, CPA/CPL, et qualité post-clic (engagement, pages vues, micro-conversions). Start’Her (2026) note +17 % de conversion via A/B testing créatif, et Odiens (2025) indique que le délai moyen d’optimisation après un test A/B est de 2 semaines : gardez donc une fenêtre suffisamment longue pour éviter les conclusions hâtives.
Angle GEO : comment les réponses IA changent la logique du clic (et quoi mesurer)
Quand la visibilité n’entraîne plus de clic : adapter vos indicateurs de succès
Avec 60 % de recherches sans clic (Semrush, 2025) et un CTR en position 1 pouvant descendre à 2,6 % en présence d’un AI Overview (Squid Impact, 2025), le CTR devient insuffisant pour juger la performance. Il faut ajouter des indicateurs de visibilité « hors clic » : présence dans les surfaces enrichies, et, quand c’est observable, citations comme source.
À noter : Semrush (2025) associe les visites issues des IA à un engagement x4,4 vs organique classique, ce qui soutient l’idée d’un trafic potentiellement moins volumique mais plus qualifié.
Structurer un contenu « citable » : signaux de fiabilité, preuves et passages réutilisables
Le GEO repose sur une idée simple : pour être cité, il faut être compris et cru. Des repères utiles :
- Squid Impact (2025) indique que 99 % des AI Overviews citent le top 10 organique : le SEO reste la base de la citabilité.
- State of AI Search (2025) observe que des pages structurées (hiérarchie H1-H2-H3) ont 2,8 fois plus de chances d’être citées, et que 80 % des pages citées utilisent des listes.
- Vingtdeux (2025) estime que des contenus experts/statistiques augmentent de +40 % la probabilité d’être cité par un LLM.
Concrètement : définitions nettes, étapes numérotées, preuves chiffrées sourcées, dates, et passages « quotables » (phrases courtes qui résument une idée sans ambiguïté).
Mesure : ce que vous pouvez suivre dans GA4 et Search Console (et ce qui restera partiellement opaque)
Search Console et GA4 restent vos bases, mais une partie de la visibilité IA reste opaque (impressions dans des interfaces, citations non toujours tracées). Malgré cela, vous pouvez déjà :
- surveiller les baisses de CTR à position stable (signal de SERP enrichie / réponse directe) ;
- croiser la performance par page et par intention ;
- analyser l’engagement post-clic (GA4) pour distinguer « moins de clics » et « meilleurs clics ».
Mesurer et piloter : Search Console, GA4 et lecture croisée orientée ROI
Dans Google Search Console : segmentations du CTR par requête, page et apparence
Dans Search Console, travaillez en priorité par segments :
- requêtes : marque vs hors marque, intention, longue traîne (SEO.com, 2026 : 70 % des recherches contiennent plus de 3 mots) ;
- pages : une page = une promesse principale ;
- appareils : mobile vs desktop ;
- périodes : comparer à périodes homogènes (éviter semaines atypiques).
Dans Google Analytics 4 : engagement, conversions et qualité post-clic
Dans GA4, le CTR devient réellement utile quand vous le reliez à l’après-clic : taux d’engagement, conversions, et, en B2B, événements qui préfigurent le pipeline (téléchargement, demande de contact, inscription). Un CTR plus faible peut être acceptable si la qualité des sessions progresse, surtout dans un contexte où la SERP répond davantage « avant le clic ».
Mettre en place un tableau de bord simple : CTR, position, CPC, taux de conversion et valeur
Un tableau de bord minimal (et actionnable) peut suivre :
- SEO : impressions, clics, CTR, position moyenne (par segment) ;
- SEA : impressions, clics, CTR, CPC, conversions, CPA/CPL ;
- commun : valeur (CA, marge ou score lead), et une lecture « incrémentalité » sur les requêtes critiques.
Un mot sur Incremys : industrialiser l’analyse et relier CTR, contenus et ROI
Centraliser Search Console et Google Analytics 4 par API pour prioriser les optimisations
Incremys est une plateforme SaaS GEO/SEO 360° qui intègre Google Search Console et Google Analytics 4 par API pour croiser automatiquement impressions, CTR, positions, engagement et conversions. L’intérêt, dans une analyse « taux de clics entre SEO et SEA », consiste surtout à prioriser les optimisations (requêtes/pages à fort potentiel), à repérer la cannibalisation et à relier les actions de contenu à un ROI mesurable, sans multiplier les exports et feuilles de calcul.
FAQ sur le taux de clics en SEO et en SEA
Quelle est la différence entre le SEO et le SEA ?
Le SEO vise à obtenir des clics via des résultats naturels en construisant un actif durable (contenu, technique, autorité). Le SEA achète une visibilité immédiate via des annonces : les clics arrivent dès que la campagne diffuse, mais s’arrêtent quand le budget est coupé. Les deux coexistent souvent dans un mix, car ils répondent à des horizons de temps différents.
Quel est l’avantage principal du SEO comparé au SEA ?
L’avantage clé du SEO est l’effet cumulatif : une page peut continuer à générer des visites pendant des mois, voire des années. HubSpot (2025) indique aussi un coût par lead SEO inférieur de 61 % au lead outbound, et un taux de closing de 14,6 % pour les leads issus du SEO, ce qui renforce l’intérêt du SEO sur le long terme, notamment en B2B.
Quel est un bon taux de clic en SEO ?
Un « bon » CTR SEO dépend d’abord de la position et de la SERP. À titre de repères, Backlinko (2026) observe 27,6 % en position 1 (moyenne), 15,8 % en position 2, 11,0 % en position 3. Mais en présence d’un AI Overview, Squid Impact (2025) estime que la position 1 peut tomber à 2,6 % : il faut donc contextualiser (device, features, intention, marque).
Quel est un bon taux de clic en SEA ?
Comme point de départ, WordStream (2025) donne un CTR moyen de 3,17 % sur Google Ads Search (tous secteurs) et 0,46 % sur Display. Un bon CTR SEA est surtout un CTR rentable : à juger avec le CPC, le taux de conversion et le CPA/CPL, pas isolément.
Pourquoi le CTR baisse-t-il alors que la position reste stable ?
Le cas le plus fréquent est un changement de mise en page de la SERP : AI Overviews, carrousel vidéo, pack local, ou plus d’annonces visibles. Avec 60 % de recherches sans clic (Semrush, 2025) et plus de 50 % de recherches affichant un AI Overview (Squid Impact, 2025), la « part cliquable » diminue, même si votre position ne bouge pas.
Comment comparer le CTR en SEO et en SEA sans biais de marque ?
Segmentez au minimum marque vs hors marque, puis comparez uniquement des ensembles de requêtes de même intention (informationnelle ou transactionnelle), sur le même pays et le même appareil. Ensuite, raisonnez en incrémentalité : ce que le SEA apporte en plus (ou le SEO en plus), plutôt qu’en CTR brut.
Le SEA « vole-t-il » des clics au SEO (et comment le vérifier) ?
Oui, cela peut arriver (cannibalisation), notamment sur les requêtes de marque si vous êtes déjà premier en organique et qu’aucun concurrent n’enchérit. Pour le vérifier, comparez des périodes avec et sans diffusion SEA (à périmètre identique), en observant l’évolution des clics organiques, des clics payants et des conversions totales.
Faut-il acheter des annonces quand on est déjà bien classé en organique ?
Pas systématiquement. Cela dépend surtout de la concurrence sur la requête (notamment sur la marque), de la valeur d’un lead et de l’incrémentalité mesurable. Une approche pragmatique consiste à maintenir le SEA là où il génère des conversions additionnelles, et à réduire le budget sur les requêtes déjà « gagnées » en organique.
Comment identifier les requêtes à optimiser en priorité dans Search Console ?
Ciblez les requêtes avec beaucoup d’impressions, une position proche du top 3 (ou stable) et un CTR sous-performant par rapport à la moyenne de vos pages comparables. Ensuite, vérifiez la SERP (présence d’AI Overviews, vidéo, etc.) pour choisir le bon levier (snippet, format, intention, contenu).
Quelles optimisations augmentent le CTR SEO sans générer de clics non qualifiés ?
Les plus fiables consistent à clarifier l’intention et à ajouter une preuve crédible dans le snippet (année, chiffres, méthode), sans promettre plus que ce que la page délivre. Les titles en forme de question peuvent aider (Onesty, 2026 : +14,1 % de CTR en moyenne), et une meta description travaillée peut contribuer (MyLittleBigWeb, 2026 : +43 %), à condition d’être cohérente avec le contenu.
Quelles optimisations SEA améliorent le CTR sans faire exploser le CPC ?
Améliorez d’abord la pertinence (requête–annonce–landing page), puis utilisez des extensions alignées avec l’intention (Odiens, 2025 : +21 % de CTR avec extensions d’appel). Ensuite, testez des variantes de messages en mesurant aussi la conversion et le CPA/CPL pour éviter les faux positifs.
Comment les AI Overviews et le « zero-click » modifient-ils les attentes de CTR ?
Ils abaissent mécaniquement le CTR attendu sur de nombreuses requêtes, car la réponse peut être donnée avant le clic. Semrush (2025) estime 60 % de recherches sans clic, et Squid Impact (2025) indique 2,6 % de CTR en position 1 quand un AI Overview est présent. Il devient donc nécessaire de suivre, en plus, des indicateurs de visibilité (apparences enrichies, citations, part de voix).
Quelles métriques suivre, en plus du taux de clic, pour piloter l’acquisition B2B ?
Ajoutez au CTR : engagement post-clic (GA4), conversions, CPL/CPA, qualité des leads (MQL/SQL), taux de closing et valeur (LTV, marge). En B2B, le CTR seul explique rarement la performance, surtout avec des cycles longs et des parcours multi-touch (DemandGen, 2026 : 3 à 5 contenus consultés avant achat).
Pour approfondir le SEO, le GEO et la mesure de la performance (avec des approches orientées données), retrouvez aussi les autres analyses sur le blog Incremys.

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