15/2/2026
Si vous avez déjà posé les bases d’un cocon sémantique, le sujet qui fait réellement la différence au quotidien reste la mécanique de liens. Cet article se concentre sur le cocon sémantique et le maillage interne côté exécution : comment décider quels liens créer, où les placer, avec quelles ancres, et comment vérifier que la structure sert vos pages stratégiques sans créer de bruit.
Ce que le maillage apporte concrètement à la structure (au-delà de l’arborescence)
Une arborescence « propre » ne suffit pas à matérialiser des priorités SEO. Les liens internes traduisent des choix : ce qui est important, ce qui est proche sémantiquement, et le chemin que vous proposez (aux robots comme aux lecteurs) pour passer d’une question à une décision.
Diffuser le PageRank vers les pages stratégiques sans diluer la cohérence sémantique
Le rôle le plus tangible des liens internes consiste à redistribuer l’autorité acquise (via votre notoriété, vos backlinks, votre historique de crawl) vers les pages qui comptent vraiment. Le point délicat n’est pas « d’envoyer du jus » partout, mais de le faire sans casser la lecture thématique.
- Priorisation : une page stratégique doit recevoir davantage de liens internes contextualisés que les pages secondaires, sinon le site envoie un signal contradictoire.
- Conservation du sens : un lien transmet aussi une relation sémantique. Multiplier des liens hors sujet brouille la compréhension de « de quoi parle » chaque page.
- Lisibilité : un maillage cohérent permet de deviner la hiérarchie sans regarder le menu : pages de synthèse, pages d’appui, pages finales spécialisées.
En pratique, la bonne question n’est pas « combien de liens ajouter ? », mais « quel lien rend la prochaine étape évidente tout en renforçant la page que je veux faire monter ? ».
Réduire la profondeur de crawl et accélérer l’indexation des pages de soutien
Les pages de soutien (longue traîne, questions précises, cas d’usage) apportent souvent des points d’entrée. Mais elles sous-performent dès qu’elles restent trop profondes ou mal connectées.
Un maillage bien pensé aide à :
- Limiter l’enfouissement des pages utiles : une page qui nécessite cinq clics internes avant d’être atteinte perd en fréquence de crawl et en capacité à consolider ses signaux.
- Éviter les pages orphelines : une page sans lien interne entrant dépend fortement du sitemap et de la découverte « par hasard ».
- Accélérer l’apprentissage : quand vous publiez de nouvelles pages, des liens depuis des pages déjà crawlées facilitent la découverte et la stabilisation.
Un contrôle simple : pour chaque page de soutien, vérifiez qu’elle est atteignable depuis au moins une page « forte » (page pilier, intermédiaire, ou contenu déjà performant) via un lien inséré dans un paragraphe pertinent.
Aligner la navigation utilisateur avec les intentions de recherche
Le lien interne n’est pas qu’un signal technique : c’est une proposition de chemin. Quand vous alignez les liens avec les intentions (découverte → évaluation → action), vous réduisez les impasses de lecture et vous augmentez la probabilité que l’utilisateur consomme plusieurs pages avant de convertir.
Exemples d’alignement intentionnel :
- Une page très pédagogique doit guider vers une page « méthodes / critères » si le lecteur veut approfondir.
- Une page de comparaison doit renvoyer vers une page de preuve (cas d’usage, limites, conditions) avant la page de contact.
- Une page transactionnelle peut remonter vers une synthèse qui répond aux objections fréquentes, au lieu d’accumuler du texte sur la page d’action.
Rappels indispensables pour rester cohérent avec un cocon (sans repartir de zéro)
Vous n’avez pas besoin de reposer toute la théorie pour améliorer le maillage. En revanche, quelques rappels évitent les erreurs classiques : pages qui se concurrencent, liens « au feeling » et incohérences entre promesse de page et liens proposés.
Page pilier, pages intermédiaires, contenus longue traîne : rôles et responsabilités
La cohérence vient surtout d’une répartition nette des rôles :
- Page pilier : synthèse, cadrage, définition des sous-thèmes, et orientation vers les pages spécialisées. Elle ne doit pas absorber tout le contenu des pages finales.
- Pages intermédiaires : regroupent un sous-thème (méthode, mesure, cas d’usage, erreurs fréquentes) et distribuent vers des pages plus précises.
- Pages longue traîne : répondent à une question unique, dans un contexte clair. Elles jouent souvent le rôle d’entrées organiques et alimentent la page pilier via des liens montants.
Quand une page « sort de son rôle » (par exemple une page pilier trop exhaustive), le maillage interne devient confus : vous ne savez plus quelle URL doit devenir la référence.
Herméticité et porosité maîtrisée : quand l’ouverture devient utile
Un cocon n’implique pas une étanchéité absolue. Le principe utile est plutôt : tout lien doit avoir une justification immédiate, pour l’utilisateur et pour le moteur.
Ouvrir vers un autre thème devient pertinent quand :
- la question posée appelle un prérequis (définition, norme, concept) mieux traité ailleurs ;
- le lecteur arrive à une décision qui dépend d’un autre sujet (par exemple gouvernance, mesure, ou contraintes techniques) ;
- vous évitez de dupliquer des sections entières et vous gardez une page de référence claire.
À l’inverse, relier « parce que c’est proche » sans lien direct avec l’intention du paragraphe augmente la dilution et peut créer des parcours qui tournent en rond.
Le cadre historique : l’approche popularisée par laurent bourrelly
En france, la notion de cocon sémantique a été largement popularisée par laurent bourrelly, notamment via une lecture très structurée des relations entre pages : hiérarchie, proximités thématiques, et circulation d’autorité interne.
Le point à retenir pour le maillage : cette approche ne valorise pas le lien « décoratif ». Elle valorise le lien qui matérialise une relation : parent → enfant (approfondissement), enfant → parent (consolidation), sœur → sœur (clarification d’un choix ou d’une nuance). C’est précisément ce qui rend la structure exploitable et maintenable.
Concevoir une carte de liens interne : méthode opérationnelle et reproductible
Une carte de liens n’a pas besoin d’être complexe pour être efficace. Elle doit surtout être répétable : si vous publiez 10 pages de plus, vous devez pouvoir appliquer les mêmes règles sans redéfinir tout le système.
Étape 1 — Lister les pages « money » et définir une cible par intention
Commencez par les pages qui portent l’enjeu business (demandes de démo, contact, catégories services, pages solutions). Puis associez à chacune une intention dominante.
Pourquoi c’est crucial : si vous ne définissez pas une intention par page stratégique, vous finissez par créer plusieurs pages « presque pareilles », et votre maillage devient un pansement sur un problème de cadrage (cannibalisation).
Concrètement :
- 1 page stratégique = 1 promesse principale (ce que l’utilisateur obtient en lisant).
- Les pages de soutien gèrent les objections, le contexte et les sous-questions.
- Les liens internes deviennent le mécanisme d’orientation, pas un empilement d’informations sur la même URL.
Étape 2 — Définir les chemins prioritaires (montée, descente, latéral)
Un maillage robuste formalise trois mouvements :
- Descente : depuis une synthèse vers des contenus plus précis (pour capter la longue traîne et donner de la profondeur).
- Montée : depuis une page précise vers une synthèse (pour consolider la page de référence et éviter que les pages profondes « prennent le dessus »).
- Latéral : entre pages proches, uniquement si le lien aide à comprendre un choix, une nuance, une alternative.
Vous pouvez expliciter ces chemins sous forme de règles simples (par type de page) et les appliquer lors de chaque publication ou mise à jour.
Étape 3 — Fixer des règles de maillage réplicables (gabarits et exceptions)
Sans règles, les liens se multiplient de manière organique et finissent par refléter les habitudes des rédacteurs plutôt que votre stratégie. L’objectif n’est pas de rigidifier, mais de garder une structure lisible.
Exemple de gabarits efficaces :
- Chaque page longue traîne ajoute 1 lien montant vers la page pilier et 1 à 2 liens latéraux maximum (si utile).
- Chaque page intermédiaire renvoie vers la page pilier, et distribue vers ses pages finales prioritaires.
- La page pilier pointe vers les pages intermédiaires et quelques pages finales « indispensables », sans chercher à lier tout le cluster.
Les exceptions doivent être explicites (et rares) : par exemple une page très performante qui mérite de renvoyer vers une page business hors cluster, car l’intention l’exige.
Règle de base : un objectif principal par page, les liens internes gèrent le reste
Cette règle évite deux dérives :
- La page fourre-tout : elle attire, mais elle ne guide pas, et elle empêche vos pages spécialisées de se positionner.
- La micro-variation : plusieurs pages répondent au même besoin, se concurrencent et obligent à sur-mailler pour compenser.
Si une page doit servir plusieurs intentions, scindez. Si deux pages servent la même intention, consolidez. Ensuite, utilisez le maillage pour organiser le parcours.
Les trois types de liens à orchestrer dans le cluster
Un cocon efficace repose sur une orchestration, pas sur une accumulation. Les trois types de liens ci-dessous couvrent l’essentiel, tant que vous gardez une logique de hiérarchie et de proximité sémantique.
Liens descendants : pousser l’exploration et capter les sous-sujets
Les liens descendants servent à prouver que vous couvrez le sujet en profondeur : définitions spécifiques, erreurs fréquentes, check-lists, cas d’usage, comparaisons, etc.
Bon réflexe : placez ces liens au moment où la sous-question apparaît. Si vous parlez d’une étape ou d’un concept, liez immédiatement vers la page qui traite cette étape ou ce concept, plutôt que de renvoyer vers un bloc générique en fin d’article.
Liens montants : consolider l’autorité de la page pilier
Les liens montants évitent l’effet « les pages profondes rankent, la page de référence stagne ». Ils servent aussi à indiquer clairement au moteur quelle URL doit porter le sujet global.
Deux pratiques simples :
- Un lien montant par page longue traîne, avec une ancre qui annonce la synthèse (pas une ancre vague).
- Une cohérence d’ensemble : les pages du même sous-thème doivent remonter vers la même page de référence, sinon vous créez des signaux contradictoires.
Liens transversaux : relier des pages sœurs sans créer de cannibalisation
Le lien transversal est le plus risqué, car il peut vite ressembler à un sur-maillage. Il est utile quand il aide à choisir ou à comprendre une nuance immédiate.
Quelques garde-fous :
- ne reliez pas deux pages sœurs si l’une répète l’autre : corrigez d’abord l’angle ;
- préférez un lien unique, très contextualisé, plutôt qu’une liste de liens « connexes » ;
- variez les ancres pour refléter la nuance (et éviter la répétition mécanique).
Cas d’usage : relier deux pages proches via une intention secondaire explicitée
Supposons une page « méthode » et une page « erreurs fréquentes ». Un lien transversal fonctionne si vous explicitez l’intention secondaire : « éviter X » au moment où vous décrivez une étape. Le lien ne dit pas seulement « autre page », il dit « voici ce qui peut vous faire échouer à cette étape ».
Ce type de lien est particulièrement propre : il apporte une valeur immédiate au lecteur, et il clarifie la relation sémantique entre les deux pages.
Optimiser les ancres : précision, variété et naturalité
Les ancres structurent la compréhension : elles résument la page cible et indiquent pourquoi le lien existe. Mal gérées, elles déclenchent deux problèmes : répétition (signal artificiel) et confusion (plusieurs pages semblent identiques).
Éviter les ancres sur-optimisées : rester descriptif sans répétition
Une ancre efficace ressemble à une phrase normale, avec un descriptif clair. Elle doit éviter :
- les ancres génériques (« cliquez ici », « en savoir plus ») ;
- les répétitions strictes sur tout le cluster ;
- les ancres ambiguës quand plusieurs pages traitent des sujets proches.
Objectif : que le lecteur puisse deviner le contenu de la page cible sans cliquer, et que le moteur comprenne la relation entre les deux URL.
Construire un champ lexical d’ancres cohérent entre page source et page cible
Vous n’avez pas besoin d’imposer la même formulation partout. En revanche, vous gagnez en cohérence si vous définissez 5 à 10 variantes naturelles par sous-thème.
Exemple de logique (à adapter à votre sujet) :
- ancres orientées « définition » : « définition opérationnelle », « ce que recouvre… » ;
- ancres orientées « méthode » : « étapes pour… », « checklist pour… » ;
- ancres orientées « décision » : « critères pour choisir… », « comparer… ».
Cette variété réduit le risque de sur-optimisation et renforce la clarté de votre architecture.
Ancres et contexte de paragraphe : rendre évident pourquoi ce lien existe
Une ancre ne vit pas seule : le paragraphe autour explique l’intention du lien. Un bon test consiste à supprimer le lien et à lire la phrase : si elle perd son sens, le lien était probablement artificiel.
Préférez :
- un lien placé sur un syntagme descriptif dans une phrase complète ;
- une phrase qui annonce « pourquoi maintenant » (pré-requis, approfondissement, alternative, preuve) ;
- un lien unique quand la section n’a qu’une suite logique.
Où placer les liens dans la page pour maximiser l’impact SEO
Le placement influence la valeur perçue : un lien dans un paragraphe clé n’a pas le même poids qu’un lien en fin de page, ni la même utilité pour l’utilisateur.
Dans le corps de texte : prioritaire pour la compréhension sémantique
Le corps de texte reste l’emplacement le plus robuste : il relie le lien à un contexte sémantique explicite. Pour un contenu éditorial, c’est généralement là que vous obtenez le meilleur ratio « utilité pour l’utilisateur / clarté pour le moteur ».
Conseil opérationnel : limitez-vous à quelques liens forts par section, et évitez les grappes de liens qui n’ajoutent pas de choix réel.
Blocs recommandés : « à lire aussi », FAQ interne, modules éditoriaux
Ces blocs peuvent fonctionner s’ils restent ciblés :
- « À lire aussi » : 3 liens maximum, alignés avec les questions les plus fréquentes après lecture.
- FAQ interne : chaque question peut pointer vers une page dédiée si vous choisissez de ne pas traiter la réponse en profondeur sur la page actuelle.
- Modules éditoriaux : encadrés « méthode », « erreur fréquente », « exemple » qui renvoient vers une page détaillée.
Dans tous les cas, évitez le bloc générique qui répète les mêmes liens sur toutes les pages : il crée du bruit et dilue les priorités.
Navigation et footer : utilité UX vs dilution (arbitrages)
Menu, fil d’Ariane et footer servent l’UX et l’accessibilité. Mais ils transmettent aussi des liens à grande échelle. L’arbitrage est simple :
- mettez dans la navigation ce qui doit être accessible en permanence ;
- gardez le maillage fin (intentionnel et contextuel) dans les contenus ;
- évitez d’ajouter en footer des dizaines de liens « SEO » qui ne correspondent pas à une logique de navigation.
Éviter les pièges classiques dans la stratégie de liens
La plupart des échecs viennent d’excès : trop de liens, trop d’URL proches, ou trop de connexions hors sujet. Les correctifs sont souvent rapides, à condition d’identifier le bon symptôme.
Créer des boucles inutiles : quand le maillage n’ajoute plus d’information
Une boucle apparaît quand A pointe vers B, B pointe vers C, et C revient vers A sans nouvelle étape logique. Pour l’utilisateur, cela ressemble à un labyrinthe. Pour le moteur, cela ressemble à un cluster sans hiérarchie claire.
Correctif : imposez une direction dominante par type de page (par exemple « longue traîne → intermédiaire → pilier »), et n’utilisez le latéral que pour répondre à une sous-question immédiate.
Relier des pages non pertinentes : fuite d’autorité et brouillage thématique
Un lien hors sujet coûte double : il envoie une partie de l’autorité interne vers une page qui ne renforce pas le thème, et il diminue la clarté sémantique de la page source.
Test rapide : si vous ne pouvez pas justifier le lien en une phrase (« ce lien aide à… »), retirez-le ou remplacez-le par un lien vers une page réellement complémentaire.
Multiplier les liens internes : comment choisir ce qui compte vraiment
Ajouter des liens « parce qu’il faut mailler » mène au sur-maillage. La sélection devient plus simple si vous priorisez :
- le lien vers la page de référence (synthèse) ;
- le lien vers la prochaine étape logique (méthode, comparaison, preuve) ;
- un seul lien latéral si une nuance est indispensable.
Au-delà, vous pouvez garder des liens, mais uniquement s’ils répondent à une question que le lecteur se pose à cet endroit.
Oublier les mises à jour : liens cassés, contenus déplacés, pages orphelines
Le maillage se dégrade dans le temps : URLs modifiées, contenus fusionnés, pages supprimées, ancres devenues incohérentes après réécriture. Résultat : liens cassés et pages isolées.
Routine minimale :
- un contrôle trimestriel des liens cassés et des pages orphelines ;
- une vérification des ancres trop répétées sur les pages clés ;
- une revue des pages qui ont changé de rôle (une page de soutien devenue page de référence, par exemple).
Mesurer si la structure fonctionne : indicateurs et diagnostics
Le maillage interne doit produire des signaux visibles, mais pas forcément instantanés. Mesurez à l’échelle du cluster : progression des pages, meilleure distribution des impressions, parcours plus profonds, conversions assistées. Pour rester factuel, combinez Google Search Console et Google Analytics, qu’Incremys intègre et centralise par API dans une approche SaaS SEO 360°.
Signaux dans Google Search Console : impressions, positions, couverture et liens
Dans Google Search Console, observez surtout :
- Couverture : des pages de soutien qui génèrent des impressions sur de nouvelles requêtes (longue traîne) indiquent une meilleure découverte.
- Progression des pages de référence : si vous renforcez les liens montants, la page pilier doit gagner en stabilité (impressions, positions) sur les requêtes cœur.
- Rapport « liens » (quand disponible) : vérifiez que les pages stratégiques reçoivent davantage de liens internes que les pages secondaires, de manière cohérente.
Un bon diagnostic consiste à segmenter les URLs du cluster et à comparer J0, J+30/J+60, puis M+6 : vous cherchez des trajectoires, pas un pic ponctuel.
Signaux dans Google Analytics : parcours, taux d’engagement et micro-conversions
Dans Google Analytics, cherchez si le maillage améliore le parcours :
- Pages vues par session et chemin de navigation : les liens internes doivent augmenter la profondeur utile, pas seulement le temps passé.
- Taux d’engagement sur les pages de soutien : si les liens proposés sont cohérents, les utilisateurs cliquent vers l’étape suivante au lieu de repartir.
- Micro-conversions : clics vers une page solution, inscription, téléchargement, ouverture d’un formulaire, etc. Elles indiquent que la lecture progresse vers une action.
Si le trafic augmente sans progression de parcours, le problème vient souvent d’un décalage « intention de la page → liens proposés ».
Que conclure quand une page de soutien dépasse la page cible ?
Ce cas est fréquent : une page longue traîne, très spécifique, se positionne mieux que la page de synthèse. Ce n’est pas toujours un problème, mais cela peut signaler que la page de référence n’est pas assez consolidée ou qu’elle n’a pas la bonne intention.
Correctifs possibles : réallocation des liens, consolidation, ou changement d’intention
- Réallocation des liens : augmentez légèrement les liens montants vers la page de référence depuis les pages performantes, avec des ancres descriptives et variées.
- Consolidation : si deux pages répondent à la même intention, fusionnez et redirigez proprement pour éviter la concurrence interne.
- Changement d’intention : si la page de soutien répond mieux à l’intention principale, assumez-la comme page de référence et repositionnez la page pilier (en synthèse plus large, ou en guide d’un niveau supérieur).
Itérer sans casser l’existant : une logique d’amélioration continue
Le maillage interne se travaille par petites touches. L’objectif est d’augmenter la cohérence et la distribution d’autorité sans provoquer une instabilité inutile (changement de rôle des pages, redirections non maîtrisées, ou réécriture massive).
Prioriser les pages à retravailler par impact potentiel (et non par volume)
Ne commencez pas par les pages les plus visitées, mais par celles qui peuvent débloquer le cluster :
- la page pilier qui stagne alors que des pages de soutien progressent ;
- les pages business qui reçoivent peu de liens internes contextualisés ;
- les pages de soutien qui ont des impressions mais peu de clics (souvent un problème de promesse et de liens vers l’étape suivante).
Ensuite, appliquez des ajustements ciblés (1 à 3 liens par page) et mesurez.
Tester des ajustements de maillage sans réécrire tout le contenu
Vous pouvez obtenir des gains sans réécriture lourde en :
- déplaçant un lien depuis un bloc générique vers un paragraphe précis ;
- remplaçant une ancre ambiguë par une formulation qui décrit la page cible ;
- ajoutant un lien montant sur des pages qui performent déjà ;
- supprimant des liens hors sujet qui diluent la thématique.
Ces tests sont plus propres que de « rajouter des liens partout » et vous donnent des signaux rapides sur la qualité de votre carte de liens.
Rythme de maintenance recommandé selon la taille du site et la fréquence de publication
Un rythme réaliste :
- Mensuel : repérer dans Search Console les pages qui gagnent/perdent des impressions et vérifier que leurs liens sortants correspondent toujours à l’intention.
- Trimestriel : audit léger du maillage (pages orphelines, liens cassés, ancres trop répétées), et mise à jour des pages de référence du cluster.
- À chaque publication : ajouter les liens montants et sélectionner 1 à 2 liens latéraux réellement utiles.
Déployer à l’échelle avec Incremys, sans sur-optimisation
Industrialiser ne signifie pas automatiser sans contrôle. À l’échelle, ce qui casse le plus souvent le maillage, ce sont les incohérences de règles (liens ajoutés différemment selon les personnes) et l’absence de suivi par cluster.
Planifier le maillage dès le brief pour réduire les retouches
Le moyen le plus fiable consiste à décider dès le brief :
- vers quelle page de référence la page doit remonter ;
- quelles sont les 1 à 2 pages sœurs réellement complémentaires ;
- quelle est la prochaine étape logique attendue (et donc le lien principal à proposer).
Vous réduisez ainsi les retouches post-publication et vous maintenez une structure stable, même quand plusieurs contributeurs écrivent.
Centraliser les données Search Console et Analytics via l’intégration API d’Incremys
Pour piloter un cluster, vous avez besoin d’un point de vue unifié : visibilité (Search Console) et comportement (Analytics). Incremys les intègre par API et les regroupe dans un cockpit unique, afin de relier requêtes, URLs, évolution des impressions et signaux de parcours.
L’intérêt opérationnel : vous identifiez plus vite les pages qui attirent mais ne redistribuent pas, celles qui devraient recevoir plus de liens internes, et les signaux de cannibalisation (plusieurs URLs qui se partagent la même intention).
Suivre l’impact des ajustements sur les clusters et les pages cibles
Un ajustement de maillage doit se mesurer comme une hypothèse : « si je renforce les liens montants vers la page de référence, alors sa stabilité et sa couverture sémantique doivent progresser ». Suivez donc :
- les requêtes et impressions de la page de référence ;
- la contribution des pages de soutien au parcours (clics internes, conversions assistées) ;
- la répartition des positions entre pages proches (pour détecter une concurrence interne).
Si l’impact n’apparaît pas, évitez d’ajouter des liens au hasard : revenez au diagnostic intentionnel (promesse de page, rôle dans le parcours, et différence nette avec les pages voisines).
FAQ : structuration des liens dans un cocon
Combien de liens faut-il par page pour rester efficace ?
Il n’existe pas de nombre universel. Visez surtout un maillage parcimonieux mais intentionnel : 1 lien montant vers la page de référence, puis 1 à 2 liens vers des pages sœurs si (et seulement si) elles répondent à une question immédiate. Au-delà, chaque lien doit justifier sa place par une utilité claire.
Faut-il relier uniquement des contenus d’un même cluster ?
Non. Vous pouvez relier vers d’autres thèmes lorsque le lien sert un prérequis, évite une duplication ou accompagne une étape logique du lecteur. La règle reste la même : le lien doit être pertinent dans le paragraphe, et ne pas brouiller le rôle des pages de référence.
Comment éviter la cannibalisation entre une page pilier et ses pages de soutien ?
Définissez une intention dominante par page et empêchez la page pilier de répéter le contenu des pages finales. Utilisez les liens descendants pour orienter vers les approfondissements, et les liens montants pour indiquer quelle URL porte la synthèse. Si deux pages répondent à la même intention, consolidez plutôt que sur-mailler.
Quand faut-il ouvrir un cocon vers un autre thème du site ?
Quand l’ouverture aide à franchir une étape : comprendre un prérequis, comparer une option, ou lever une objection qui relève d’un autre sujet. Si l’ouverture n’apporte pas de valeur immédiate, elle risque surtout de diluer l’autorité interne et de rendre la structure moins lisible.
Comment savoir si une ancre est trop optimisée ?
Deux signaux simples : (1) vous répétez la même formulation exacte sur de nombreuses pages, (2) l’ancre paraît « écrite pour un moteur » plutôt que pour un lecteur. Préférez des formulations naturelles, descriptives, avec des variantes qui reflètent réellement la nuance entre pages.
Pour aller plus loin
Pour approfondir le SEO, le GEO et la stratégie éditoriale orientée performance, consultez le blog Incremys.
Exemple concret

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